mardi 1 décembre 2009

Suggestion de la semaine.

Pruneau, Jus de
Code CUP Métro : 600841201007
Prix : 4,95 $

Pays : Inconnu
Région: Inconnu
Cépage: Prune

D'une couleur foncée et texturé de pulpe, le jus de pruneau est apprécié pour ses qualités hautement laxative. Étant donné le peu d'intérêt qu'on porte a mon blog, tirez-en vos propres conclusions.

vendredi 27 novembre 2009

Suggestion de la semaine.

EXP Toasted Head 2007
Code SAQ : 00864801
Prix : 18,95 $

Pays : Etats-Unis
Région : Californie
Cépage : Syrah

Robe de couleur rouge cerise plutôt intense. Nez assez puissant dégageant des parfums de poivre vert et de petits fruits rouges. Il est aussi marqué par des arômes de bois. Découvrez ce rouge exprimant une bonne acidité et pourvu de tannins étoffés. En rétro olfaction, il laisse percevoir des saveurs de tabac et de sucre d'orge. Il offre une texture presque grasse qui perdure dans une longue finale.

lundi 23 novembre 2009

Biohazard

- Salut salope.
- Salut ça va ?
- Ouais pas si pire… une tite frette ?
- Awaye donc.
- So what’s up ?
- Bah pas grand-chose… boulot boulot boulot… et toi avec ta nouvelle cocotte ?
- C’est fini.
- Ah ouin… ça avait pourtant l’air prometteur.
- Passons.
- Ben là… tu disais pas plus tard que la semaine passé que c’était la première fois que t’en rencontrait une avec une libido aussi grosse que la tienne.
- Ouan.
- Tu disais que t’avais la possibilité d’inclure sa coloc dans vos parties d’fesses en plus… c’est quoi ? Ça mal viré ?
- Non c’pas ça.
- Ben criss accouche…
- C’est que… ah pis non…
- Eille tabarnak, crache le morceau.
- Esti… tu vas t’foutre de ma gueule si j’te l’dis.
- Écoute, tu vas parler sous la torture mais tu vas parler… on s’comprend ?
- Ok ok…. Mais tu tiens ça mort promis ?
- Shoot espèce de gonzesse insécure !
- Ben tu sais que c’tait une vraie cochonne celle là hein ?
- Ouin, c’est justement ce qui te plaisait a propos d’elle.
- Ouin… ben elle aimait ça… se faire brunter.
- Ok… Pis ?
- Ben y’a comme eu un dégat gênant…
- Ok… a t’as laissé un p’tit souvenir sul boutte d’la graine ?
- Non... pire.
- Genre ?
- Le lastic a pété... pis a chié.
- NOOOOOONNNNNNN !!!
- Ouan… pis on était dans mon char…
- CÂÂÂÂÂÂLLLLLISSSSEEEE AHHHH DÉGEUX !!!…
- Criss mazzant, j’ai passé deux osties de bouteilles de Febreze, j’ai encore des hauts l’cœur. Chu même pu capable de le regarder dans le drive-way
- Ostie... Qu’est-ce tu vas faire ?
- J’pense m’a câlisser l’feu dedans pis m’a claimer l’assurance. J’ai pas l’choix c’est pu vendable.
- Quelle idée d’cave aussi de fourrer d’un char, t’as pu 16 ans….
- Rajoutes-en pas…
- …
- Tu t’force pour pas rire hein ?
- … moui HAHAHAHAHAHAHAHA!
- Eille tu farme ta yeule avec ça ostie !
- Ben quin… un traumatisme pareil on fait pas de joke avec ça.

vendredi 20 novembre 2009

Suggestion de la semaine.

Nieto Senetiner Reserva
Code SAQ : 10669883
Prix : 13,40 $
(Pour Cacawet, au même prix y'a mieux que les Jamelles)

Pays : Argentine
Région : Mendoza
Cépage : Malbec

Vin arborant une couleur rouge violacé opaque. Nez puissant qui s'ouvre sur des notes de cassis, de graphite et de vanille. S'y retrouvent aussi des arômes de cacao et de violette. Laissez-vous charmer par ce rouge possédant une agréable fraîcheur et pourvu de tannins fermes. Fidèle aux arômes perçus à l'olfaction, il s'affirme par des flaveurs de confiture de petits fruits noirs et d'épices douces. Il offre une texture presque grasse qui s’estompe dans une longue finale.

mercredi 18 novembre 2009

Loosing grip

-Babe ?
-Hum ?
-J'ai de quoi a te dire...
-What's on your mind ?
-J'ai revu Annie.
-Annie... la Annie ?
-Oui.
-Revu... comment ? Explique ?


Son regard était chargé d'inquiétude. Elle qui est d'ordinaire solide et imperturbable, je lisait la peur dans ses yeux, comme si tout était perdu, comme si le jour de la marmotte nous faisait tout recommencer.


Tsé quand tes reconnu par tes pairs comme une référence dans ton domaine professionnel. Quand t'es cité a titre d'exemple de réussite. Celui qui est parti de rien et qui a tout construit. Pis tsé... quand tu t'es accompli a mijoter le pattern jour et nuit, sacrifiant plusieurs aspect de ta vie pour la réussite de ton entreprise, pis que t'en est fier... Mais qui te passe malgré tout des envies professionnellement suicidaire de tout câlisser là pour une job de caissier dans un comptoir à légumes sur le bord du chemin... j'pense que c't'un signe que ça va pas ben.

J'étais absorbé par mes remise en questions, la marmite en pleine ébullition quand j'suis entré chez Second Cup, me suis commandé un grand Macchiato... et j'me suis installé auprès des vitrines ensoleillées pour réfléchir. J'suis passé à côté d'elle sans même la reconnaître... ça fait pas si longtemps tout de même... 2 ans et demi a peine.

-Tu me snob ?
-Hum ? Oh !!! Je t'avais pas vu !
-J'ai ben vu ça... ça va bien toi ? T'as l'air d'avoir 110 ans.
-I wish... au moins j'serais à la retraite.
-Soucis au boulot ?
-Ah moi tu m’connais... j’suis pas a un soucis près.

Elle me lança ce regard comme seul elle savait les faire, elle a de ses yeux qui parlent... chargés de compréhension et d'admiration... qui te font sentir comme le plus important des hommes.

Annie c'est la fille qui m'a fait laissé ma femme à l'époque. En fait je l'ai pas laissé pour elle puisqu'une suite de circonstances ont fait qu'on a jamais été vraiment en couple elle et moi. Disons seulement pour les besoins de la cause qu'elle m'a donné un deadline pour que je prenne une décision, et en ce qui me concerne ça été une raison suffisante pour tirer la plug sur elle. Mais tout de même elle a été l'élément déclencheur qui m'a fait réaliser que je n'étais plus heureux dans mon couple, persuadé qu'on était pas obligé d'endurer quoi que ce soit, persuadé que dans l'inconfort, ailleurs il y avait mieux. C'est elle qui a instigué en moi cette envie de briser les carcans, cette envie de crier a la liberté que j'existais encore.

On a ensuite jasé de tout et de rien. J'ai volontairement omis de lui dire que j'avais quitté ma femme pendant plus de deux ans pour revenir a elle dernièrement. Non pas par pudeur, mais simplement pour lui éviter de regretter ces circonstances qui ont fait que le "nous deux" ne fut pas été possible.

On s'est fait la bise tout bonnement... puis elle m'a quitté en m'interdisant formellement de lui regarder les fesses alors qu'elle s'éloignait ! Yeah right, un cul parfait et homologué qui s'en va direct au Hall of Fame des péteux toutes catégorie !! Elle me fit un dernier signe avec son doigt du milieu en franchissant la porte, me traitant d'incorrigible bad boy pervers. Je lui envoyé la main en haussant les épaules... signe qu'on ne change jamais vraiment.

Mais j'ai changé pourtant non ?
Non c'est vrai... j'suis casé maintenant, j'suis rentré dans l'rang, j'suis devenu raisonnable...

Oups... j'me fait lancer de drôles de regards, je parles tout seul a voix haute encore une fois.

Je branche mon Ipod et me réfugie dans ma tête.

Est-ce que j'ai changé ou est-ce simplement la situation qui est différente.
Je suis meublé de bonnes intentions pourtant.
Mais je réalise que les p'tits problèmes du quotidien me perturbent d'avantage aujourd'hui.
Et je crois au fond que ce n'est que par manque d'exutoire.
Qu’avant j’avais toujours un plan machiavélique à échafauder, toujours une nouvelle conquête dans le collimateur. Et puisque la salope ne s'attache a rien... et bien au fond rien n'a d'importance non ?

J'étais accroc a la pire des drogues.
Celle qu'on appelle Annie, Valérie, Jenny, Nelly, Catherine, etc...
Celle qu'on appelle Liberté.

Cette journée de sevrage m'est difficile.

J'ai bâti quelque chose. Rebâti plutôt.
Une partie de moi a réellement besoin de demeurer bien ancré a ce concret.
Mais tout de même demeure des spasmes de carences.
De ce feeling de légèreté, ce feeling de pouvoir voler au gré du vent...

Je pousse un lourd soupir, me frotte les yeux pour chasser ces idées vagabondes.

Puis regardant longuement mon Ipod... je pèse foward sur shuffle, espérant une révélation de l'oracle.
Comme si la puissance divine de la matrice pouvait m'envoyer un message par la musique.

Message de l'oracle.

Fuck.

vendredi 13 novembre 2009

Suggestion de la semaine.

Pio Cesare Barbera d'Alba 2007
Code SAQ : 00968990
Prix : 22,45 $

Pays : Italie
Région : Piémont
Appellation : Barbera d'Alba

Robe de teinte rubis de faible intensité. Nez assez puissant qui s'ouvre sur des arômes de bois et de noix. Le tout est complété par subtils effluves de sous-bois et de tabac. Laissez-vous charmer par ce rouge exprimant une bonne vivacité, et muni de tannins charnus. Il offre une texture souple qui s'estompe dans une finale assez soutenue.

mardi 10 novembre 2009

Non mais...


C'était quoi ces uniformes là ?
J'aurais jamais cru qu'on puisse trouver de quoi d'encore plus laid que les rayés.
On dirait une commandite de Canadian Tire.
A des gratteux de p'tit prix...
Le positif dans la défaite c'est que Carey Price a pas donner d'but a soir !!!

Ça va mal

Lors d'une mise en situation au sujet de la robustesse des Flames de Calgary, et que t'entends dire que les défenseurs blessés Al Gill et Ryan O'Byrne manquent au Canadien... c'est signe que ça va mal en tabarnak.

lundi 9 novembre 2009

Insomnie

En y pensant…
Y’a d’quoi de bon à être insatisfait en amour finalement. Puisque ça alimente le rêve à un meilleur sort. C’est ce que je remarque présentement par opposition.

Quand on a des options, les démons alimentent l’imaginaire. Quand on s’couche le soir… on s’permet de penser à telle ou telle, à échafauder des plans pour la conquête… à essayer de deviner ce que cette diversité peut nous apporter.. Finalement ça occupe une partie de l’encéphale ailleurs qu’aux p’tits irritants moins importants qui influencent pas necessairement notre statut.

J’dis pas que c’est bien, j’dis pas que c’est mieux… tout ce que j’dis c’est que ça change le mal de place. Et quand comme moi on est doué, la solution vient facilement et on s’endort avec le sourire.

Quand y’a plus rien à régler, quand son statut affectif est définitif on a comme pu ben ben l’choix que d’y plonger. J’veux dire… quand ça va mal a job… quand telle ou telle facette de la vie t’fait chier, il ne te reste plus que ça à quoi penser. C’est souvent des peccadilles qu’on peut régler on the spot le lendemain matin… mais c’est ça qui te hante en t’endormant l’soir… c’est ça que tu rumine toute la nuit. Y’en a pas vraiment de solutions préétablie puisque c’est le genre de problème avec lequel on doit forcément rouler avec les coups pour trouver sa sortie. On angoisse avec la peur d'avoir peur.

Dans le chaos ça s’passe autrement, puisque plus rien ne va.
Et quand rien ne va, on s’endort d’épuisement en jonglant d’un problème à l’autre, plutôt que de sombrer avec démence dans un seul irritant.

Quand tout va mal sourit.
La grosse machine en est une de performance, et est faite pour rouler.
Quand on roule pénard ça s’encrasse.

Criss que j’hais ça gérer des gens.

vendredi 6 novembre 2009

Suggestion de la semaine.

Ménage à Trois Folie à Deux 2008
Code SAQ : 10709152

Pays : Etats-Unis
Région : Californie
Prix : 19,65 $

Vin de couleur rouge violacé foncé. Nez exubérant aux parfums dominants de cerise confite et de vanille. Il évoque aussi de subtils effluves de laurier. Exprimant une agréable fraîcheur ce rouge est muni de tannins enrobés. Le tout est également agrémenté par des saveurs de confiture de fraises. La bouche d'une texture grasse précède une finale assez persistante.

lundi 2 novembre 2009

Nothing else matter

Je laisse aller mes doigts sur le clavier. Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit de même… en décrivant une émotion spontanée. Disons qu’avant c’était plus facile… avant que ça aille bien du moins. Parce c’est comme ça que ça marche, le chaos suscite les émotions, et plus ces dernières sont violentes, plus elles s’expriment facilement en mots.

Puis-je exprimer mon bonheur ? Est-ce possible de le faire alors qu’on arrive pas vraiment à le définir ? C’est vrai au fond… c’est quoi l’bonheur ? Une accalmie des intempéries ? Une période de satisfaction simpliste ?

J’ai tellement fait la salope dans le passé. Tellement manigancé, exploré… animé par mes pulsions cornues. Tellement tout désiré… sans jamais pouvoir totalement étancher ma soif. J’avais une carence invisible à combler… une illusion que le bonheur était loin et passait nécessairement par la possession et l'élimination du nombre.

J’étais génial et horrible à la fois, constatant toutes les failles de la matrice, pliant cette dernière à mon avantage… Constamment obnubilé par cette peur de manquer, de passer à côté. Pour en retirer quoi au fond ? Quelques spasmes de pouvoir sur mon destin ?

J’étais puissant mais troublé. J’étais gavé de pouvoir en demeurant assoiffé de ce dernier. Et c’est lorsque l’acquis nourri le questionnement que tu réalise t’être trompé de route. Et il n’y avait pour moi qu’une chose à faire… retourner en arrière. Et quand on prends le temps de réellement regarder d’où on vient, il est donc facile de réaliser où l’on va, et d’ajuster le tir en conséquence.

Pour ma part c’était criant d’évidence, puisque de toutes les fleurs que j’ai butinée, une seule ne s’est pas fanée. Et j’ai du user de toute mon humilité pour avouer m’être trompé et retourner vers la seule que j’ai laissée et qui n’est pas devenue fuckée. Vers la seule qui a su se tenir droite et fière, qui m’a laissé m’égarer pour mieux l'apprécier.

Y’a une certaine honte intellectuelle à exprimer un bonheur simpliste. Comme si ça devait être la découverte du siècle, puisque c’est la quête de tous.

Le bonheur est sans doute unique à chacun. Pour moi, ce fut lorsque mes démons ne m’apportaient plus d’options. Et c’est lorsque tu réalise que rien ne sert de braver le vent du large quand tu sais d’avance ce que tu ne trouveras pas ce que tu cherches à l’autre bout du monde…

Je n'ai pas de grande certitude, mais je crois sincèrement que mon bonheur c’est lorsque la convoitise bascule dans l’acquis, et que cet acquis demeure convoitise.

Ironique tout de même qu’on doive se perdre pour se retrouver.

A Drew mon confident, mon ami.
J’y ai mis le temps, mais j’ai finalement compris.

Salut Salope xx

vendredi 30 octobre 2009

Suggestion de la semaine.

Clos de los Siete Mendoza 2007
Code SAQ : 10394664

Pays : Argentine
Région : Mendoza
Prix : 24,00 $

Robe exhibant une couleur rouge violacé foncé. Nez assez puissant d'où émanent des arômes dominants de confiture de petits fruits noirs et de vanille. S'y retrouvent également de subtiles notes épicées. Faites la découverte de ce rouge sec laissant percevoir une agréable fraîcheur et muni de tannins fermes. Il dévoile une bouche ample qui se prolonge dans une finale assez soutenue.

vendredi 23 octobre 2009

Suggestion de la semaine.

Follìa Castorani Barolo 2004
Code SAQ : 10966845

Pays : Italie
Région : Piémont
Appellation :Barolo
Prix : 31,25 $

Sec, corsé et épicé. Prêt à boire, mais peut se bonifier jusqu'en 2011.
Robe exhibant une couleur rouge orangé plutôt intense. Nez complexe dégageant des notes d'épices, de bois, de fruits cuits et de tabac. Il évoque aussi de subtiles notes balsamiques. Ce rouge sec montre une bonne acidité et est muni de tannins plutôt asséchants. Ayant une bouche ample, il est assez soutenu en finale.

mercredi 21 octobre 2009

Vegas Style

C’était un vendredi ensoleillée sur la métropole et elle est débarquée au bureau à l’improviste.

- Ah ben la belle surprise !
- Si t’es surpris pour ça t’as rien vu… Dis, on peut ranger les voitures dans l’entrepôt pour le week-end ? On va se caller un taxi pour l’aéroport.
- Hein ?? L’aéroport !?! De quoi tu parles ?
- Ben oui j’ai décidé de dépenser mes points voyage, j'ai fait ta valise, j'ai ton passeport... on part !
- Ah ouin… où on va ?
- Vegas baby !

Pour une surprise s'en était toute une !
On a eu un vol agréable en soirée, on est débarqués à l’hôtel Paris au cours de la nuit, et on est tombé d’épuisement aussitôt arrivé dans notre chambre.

Au petit matin, mon réveil biologique interne sous forme d’envie de pisser me tire de mes rêves comme tous les matins vers les 6h00… sauf que là bas avec le décalage horaire il est 4h00 du matin, et j’arrive plus à dormir. Après mon pipi j’ai décidé de m’habiller en silence et d’aller me promener un peu.

Je suis fasciné par la conception hors du commun de ces casinos, tellement surréaliste avec ces ciels bleus en impression sur les plafonds, comme pour se donner l’effet qu’on est en plein milieu d’après midi alors que c’est encore la nuit.

Je ne suis pas gambler pour deux cennes, mais mon attention a été attirée par un ilot de slot-machines en particulier sur laquelle trône une rutilante Corvette Stingray 1967.

Je ne pouvais m’empêcher de l’admirer, un char de rêve, tout y était… convertible, avec le moteur 427 et les side pipes, Marina Blue, avec le Stingray blanc sur le capot… Une bagnole full chrome comme il s’en fait pu… Putain elle a l'air flambant neuve... j’ai pas pu m’empêcher d’y jouer un 10$. Sans succès... Vegas 1 Bibi 0.

Après un moment à virer en rond j’ai décidé de remonter à la chambre pour y retrouver la belle. Après une séance intensive d’exercices matinaux, nous redescendîmes savourer un copieux déjeuner à l’américaine.

- A quoi tu penses ?
- Hum… ??? Ah… j’pensais à cette voiture que j’ai vu ce matin.
- Ah… j’ai une rivale en tôle !
- Héhé… tu devrais lui voir le châssis… c’est toute une beauté !

Je lui avais assez bien décrite pour susciter sa curiosité, et je l’ai amené voir la belle de mes rêves tout de suite après le repas.

- T’as joué pour la gagner ?
- 10$... pis sans succès.
- Hum… c’est parce que j’étais pas là pour te porter chance tu sais ben !
- Ça doit être ça.

Elle y inséra 50$ avec la ferme intention de me gagner cette voiture. Comme je trouve ce p’tit manège redondant et ennuyant je me proposai d’aller nous chercher deux cappuccinos au bar le temps qu’elle s’amuse à son p’tit jeu.

S’il y a de quoi de commun aux casinos de Vegas, et probablement dans tous les casinos du monde tant qu’a ça… c’est le bruit. Des ping ping ketching ketching… des sirènes des cris… C’est sans doute pourquoi j’ai pas entendu mon nom quand elle criait, puisqu’en revenant avec mes deux cafés je la voyais sauter comme une puce hystérique.

- J’ai gagné ! J’ai gagné !
- Nonnnn té pas sérieuse… t’as gagné l’char ?!?
- Je sais pas…. Ça enligné 3 affaires pis la sirène a parti.

Le gentil commis nous confirma qu’on ne repartait pas avec la voiture mais avec un beau prix de quinze milles tomates ! Wow… l’escapade du week-end vient de prendre une tangente intéressante. Vegas 1 Bibi 1

- Tu veux mettre ça dans tes RÉER ?
- T’es fou… on est dans la vile ou tout est permis, on le flaube cé clair.
- On commence par quoi ?
- Première affaire… on change de chambre !

On a fait notre check-out et on s’est bouqué une suite méga de luxe au Venician. On s’est ensuite loué un gros Hummer de l’armée pis on est allé s’promener dans les trails du désert avec un guide… on a eu ben du fun avec le gros jouet. On est ensuite allé visiter le Hoover Dam, et marché en masse sur la strip pour revenir à notre luxueuse demeure temporaire pour une autre séance intensive de lutte grecquo-romaine en corps a corps, le tout épicé de champagne, chocolats belges et fraises.

On commençait à être pas mal gorlos, et question que ça tourne encore un p’tit peu, on a réussi à avoir une table au resto de la Stratosphère moyennant un généreux pourboire.

On était assis là sur le top du monde, contemplant la strip tout content de jouer les bigshots en savourant un aromatique et charnu vin rouge hors de prix…

- Fiou… Quelle journée !!
- C’est pas fini... y doit rester au moins dix mille à flauber.
- Tu veux aller au casino ?
- Bof non… à moins que ça te tentes de tout leur redonner sans rien en retour.
- C’est ça… profitons en pour nous.
- T’as quoi en tête ?
- Est-ce que tu m’aimes ?
- Ben oui… pourquoi tu demandes ça ?

Elle se leva d’un air décidé… s’avança vers moi… posa un genou par terre sous les regards intrigués des clients aux alentours…

- Veux-tu m’épouser ?
- Hein ?!?
- T’as compris…
- Ben euh… permet moi d’être surpris…
- Regarde… t’es l’homme de ma vie je l’ai tout l’temps su, j’veux qu’on se marie… ici ce soir.
- Subitement comme ça… se faire marier par Elvis ?
- Par qui tu voudras !
- Wow… euhh… shit…
- Chéri… je suis à genou dans un restaurant chic, dans une robe du soir… tu peux tu me donner une réponse un moment donné ?
- Oui
- Oui oui ?
- Oui !
- Waiter ! Bring another bottle we have something to celebrate !!!

On avait dépassé l’état d’ébriété d’un quart de mile quand on est entré dans la bijouterie, c’est sans doute pourquoi on a flaubé le $10,000 restant d’une shot sur une bague a diamant, et on a réussi a se bouquer un Elvis qui fait des mariages aux alentours de deux heures du matin.

Une cérémonie short and sweet comme je les aimes.
- I do
- I do
Tiguidou daï-doo !

Le reste de la nuit a passé comme un pet, mon réveil d’envie de pisser n’a pas eu l’occasion de faire sa job puisqu’on n’était pas encore couché, célébrant l’union nouvelle officialisée Vegas Style d’une baise tout aussi endiablée qu’aérobique.

Au petit matin notre réveil dominical a été de part et d'autre torturé par un hangover criant qui nous attendait tambours et trompettes… le mal de bloc carabiné nous a fait passé toute la journée au lit. On se foutant totalement de perdre notre dépôt laissé la veille pour un tour d’hélicoptère au dessus du grand canyon.

- Baby ?
- Hum…
- Tu réalise que c’est ma première journée d’homme marié…
- Hum… And how do you feel ?
- Honnestly I feel like shit !
- Ha ha ha !

Vegas 1 Bibi 2

mardi 20 octobre 2009

Partir avec fracas.

Pourquoi les gens ont toujours besoin de se comparer, de s’évaluer vis-à-vis autrui ?
Comment peut-on quantifier la valeur de l’humain ?
Pourquoi quelque chose fait ton affaire jusqu'à ce que tu réalise ce qu’un autre peut avoir ?

Ayant un besoin criant d’espace, on est dans l’obligation de déménager le bureau. Et tanné de passer la moitié de ma vie sur un pont, j’ai décidé de fuir la ville et sauver trois heures de vie par jour.

Mon adjointe (une Montréalaise) voyant d’un mauvais œil cet exil au 450, m’a fait part de son intention de quitter le navire.

So be it.

J’ai accepté sa démission, pis en plus j’allais même jusqu'à la déclarer comme un congédiement afin qu’elle puisse retirer son chômage. Au fond elle est un peu un dommage collatéral du déménagement de l’entreprise.

Il est dans l’ordre des choses que l’ancienne employée forme la nouvelle, question que ce ne soit pas le zoo, que la transition se fasse en douceur. La formation va de bon train, l’harmonie règne… jusqu'à ce qu’on arrive au temps de faire les payes.

Elle rentre en trombe dans mon bureau.

- Eille… comment ça s’fait que la nouvelle gagne la même paye que moi ?
- Parce qu’elle fait la même job que toi s’t’affaire !
- Ben là… ça pas rapport, quand j’suis rentré ici je gagnais ben moins cher que ça… c’est pas juste.
- J’vois pas le rapport, quand t’es rentré t’avais moins d’ouvrage que ça aussi.


- Tu comprends pas… ça m’insulte ben raide.
- Hey ça va pas ben ton affaire... Tu ne connais pas l’expression : « Ce que j’ai m’appartiens ce que les autres ont m’enlève rien ? »
- Tu sais ou tu peux te les mettre tes beaux dictons….


(silence)

- J’espère au moins que tu vas me payer plus cher pour la formation que j’vais y donner ?
- Pourquoi j’ferais ça ? Parce que tu me le demandes si gentiment ?
- Non… Parce que j’pas un ostie de professeur !

- C’est quoi tu veux au juste ?
- Je veux un p’tit peu de reconnaissance.
- D’accord… je suis reconnaissant de ce que t’as fait ici depuis deux ans... Contente ?
- Eille niaise moi pas.
- Criss comment tu veux j’prenne ça ? Tu me pète un ostie de coche pas rapport !
- Certain que ça rapport… t’aurais du me payer pas mal plus cher que ça… pis en plus j’ai droit a une prime de départ vu que ça fait deux ans que tu m’exploite ici.

- (soupir) Ok faque finalement c’est pas l’autre qui gagne trop cher… c’est rendu toi qui en gagne pas assez.
- Eille… tu m’en trouveras une fille qui fait tout ce que j’fais pour ce salaire là.
- Té tellement conne… y’en a un assis juste là de l’autre bord de la porte, pis contrairement à toi elle le fait avec le sourire en plus.
- Pffft !
- J’commence à comprendre pourquoi personne pouvais te blairer ici… dire que j’les obstinais tout l’temps en disant que t’étais pas si pire…

(silence)

- Ça te tentes pas de me donner ce que j'demande pis acheter la paix ?
- Criss... pour acheter la paix faut dabbord être en guerre non ?
- Tu sais ce que j'veux dire...
- Pis toi... ça te tentes pas d'acheter la paix en fermant ta gueule pis faire ta job jusqu'au bout ?
- Pffft !

(silence)

- Faque y'a rien a faire ??
- Non au contraire... tu devras être conséquente de tes choix et actions.
- C'est-à-dire ?
- Ça va être écris « départ volontaire » sur ton bleu. Tu viens de dire adieu à ton chômage.
- Criss cé ben chien ça.
- Ah… qu’est-ce tu veux… moi quand j’exploite quelqu’un j’le fais jusqu’au bout.


Elle est partie en claquant la porte.

Alors c’est ça… Salut salope.

lundi 19 octobre 2009

Je suis...
I am...

Aromatique et Charnu.